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Composition du bureau

Pour l'année 2008/2009:

Président: Florent MONDON
Secrétaire: Nathanaelle GERVAIS
Secrétaire adjointe: Pauline MARTINEAU
Trésorière: Emilie MINEO

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« La trame du monde »
La place des éléments étrangers dans la formation d’une identité locale en Méditerranée antique et médiévale

 

 

Journée d’Etudes des Doctorants

 

Dans le cadre du CPER 10 – Axe 1 – Atelier 2 : Patrimoine et identités

 

 

Lundi 2 juin 2008

 

9H30 - 18H

 

Maison des Sciences de l’Homme Ange-Guépin

Salle de Conférences

 

 

 

9H30 – Accueil des participants

 

10H – Introduction générale (John Tolan)

 

10H10 – Introduction à la problématique de la Journée (Antony Vinciguerra)

Session 1

Antiquité grecque et romaine

Président de séance : à préciser

 

 

10H10 – Kevin Peytral, doctorant en Histoire ancienne, Université de Nantes

 

Les Grecs, les barbares, la mort et le suicide

 

Les problématiques du regard porté par les Grecs sur le monde barbare sont maintenant bien développées. On sait à quel point en regardant l’autre le Grec définit son identité par un jeu d’inversions, d’oppositions et de différenciations. Les premiers historiens et leurs émules se plairont à rapporter les coutumes étranges de peuples éloignés, ne parlant pas le Grec. Mais quels fascinants barbares que ces peuples dans leur rapport à la mort ! Que dire de ces Ethiopiens qui vivent jusqu’à 120 ans et qui se tuent sur commande de leur roi, ou

qui, arrivés à un âge avancé, se tuent en absorbant une plante qui les mènent imperceptiblement dans une mort proche du sommeil. Ou encore de ces gymnosophistes et de ces indiens s’immolant sur des bûchers, parfois suivies de leurs femmes et qui ont tant fasciné les armées d’Alexandre. La mort de l’autre sera le fil conducteur de cette exploration de la construction de l’identité grecque à travers le regard mi-fasciné, mi-dégoûté des écrivains gréco-romains, avec une attention particulière portée à la mort volontaire.

 

 

 

10H50 – Olivier Ventroux, doctorant en Histoire ancienne, Université de Bretagne Sud-Lorient

 

Les notables pergaméniens vus par eux-mêmes : lieux communs et spécificités

(133 avant J.-C./ 284 après J.-C.)

 

 En 133 avant J.-C., la capitale attalide de Pergame devenait romaine, d'après le testament d'Attale III. A partir de cette date, les élites de Pergame, grecques par la langue et grecques par les traditions politiques, sociales et religieuses, se retrouvaient en face de la puissance dominante de l'époque, Rome. Dans ce contexte, quelles ont été les spécificités des élites pergaméniennes (comportement face aux Romains, face au système du cursus honorum, maintien ou perte de traditions, ouverture ou fermeture aux traditions romaines, évergétisme...) ? La classe supérieure urbaine de Pergame aurait tenté de maintenir de façon ferme ses traditions politiques et religieuses, et aurait continué de confier l'évergétisme de la cité à un nombre réduit de personnes, les natifs de Pergame, comme a tenté de le démontrer l'historien allemand Helmut Halfmann. Ce traditionalisme, apparemment fort, serait issu de l'histoire prestigieuse de Pergame, ancienne capitale royale au rayonnement considérable sur le plan religieux et « médical » (culte d'Asclépios) et sur le plan culturel (Pergame est un haut lieu de rencontre des grands écrivains de l'époque: Aelius Aristide, Aulus Claudius Charax...). D'autre part, les élites pergaméniennes disposent d'une puissance financière exceptionnelle, issue pour partie de l'époque royale et des propriétaires fonciers, visible dans les évergésies réalisées. Enfin, les notables pergaméniens, malgré leur traditionalisme au sein de leur patrie, se sont adaptés au contexte politique de l'époque: ils espèrent entrer dans le cursus honorum romain, et accéder aux plus hautes fonctions de l'Etat romain, comme le consulat. Les plus prestigieux d'entre eux y sont arrivés, comme Aulus Iulius Quadratus.

 

 

11H30 - Bertrand Cahut, doctorant en Histoire ancienne, Université d’Angers

 

Passé républicain et identité(s) romaine(s) au IVe siècle après J.-C.

 

Les références au passé républicain sont nombreuses dans les sources du IVe siècle. Elles sont le produit d'une tradition déjà longue, mais aussi, à cette époque, d'une actualité propre, permettant un réinvestissement et une appropriation nouvelle de ce corpus d'images hérité qui prend en compte les particularités du contexte contemporain. Cet exposé tentera donc de montrer, à travers l'étude de quelques exemples, que le regard sur le passé et l'utilisation d'images républicaines au IVe siècle. contribuent à la définition d'une identité romaine dans le cadre d'une romanité pensée à l'échelle de l'imperium. Mais en même temps, il essaiera d'en cerner les éventuelles limites relatives à la compréhension voire à la simple prise en compte du passé républicain de Rome en fonction des différentes catégories d'habitants de l'Empire. Il permettra néanmoins de mettre en lumière une spécificité de cette époque tardive qui dépasse le simple constat du conservatisme de la pensée politique romaine qui deviendra alors lui-même signifiant.

 

 

 

12H10 – Conclusion de la session 1


Session 2

Moyen Âge chrétien et musulman

Président de séance : Stéphane Boisselier, Professeur, Université de Poitiers

 

 

14h00 – Rapport sur le XXXIXe Congrès de SHMESP : « Recours à l’écrit, autorité du document, constitution d’archive au Moyen Âge – Orient et Occident » (Caroline Fournier)

 

 

14H15 – Antony Vinciguerra, doctorant en Histoire médiévale, Université de Nantes

 

L’alchimiste au travail

Etude sur la formation d’une identité sociale propre aux faiseurs d’or, à partir des témoignages relatifs à leurs activités, dans le monde méditerranéen antique et médiéval

 

Je vais essayer ici de rassembler tous les témoignages relatifs aux activités des alchimistes, ou plutôt des faiseurs d’or. Mon but est double : dégager de ces témoignages une image de l’alchimiste, puis voir si cette image renvoie à une réalité sociale identifiable. Pour cela j’utiliserai à la fois des textes contenant le point de vue des alchimistes sur eux-mêmes et des textes contenant le point de vue des « non alchimistes » sur les alchimistes. Dans les deux cas, les textes sont tellement rares avant le XVe siècle que je pourrai traiter sans faire trop de généralités, de la période antique et médiévale pour à la fois les Mondes grec, arabe et latin.

 

 

15H00 – Clara Maillard, doctorante en Histoire médiévale, Université de Nantes

 

L’évêché de Marrakech au Moyen Âge

 

Le premier départ des frères mineurs pour le Maghrib, est daté de juin 1219. Dans la décennie suivant le martyre de  ces franciscains, l’évêché de Marrakech était installé. Au milieu d’une vie chrétienne composite, faite de tentatives d’expansion de la foi chrétienne et de pratiques cultuelles de marchands et de miliciens, le siège épiscopal s’installe durablement en Afrique du Nord. L’historiographie du diocèse marocain est aujourd’hui lacunaire, il est considéré bien souvent comme « une d’institution de valeur plus symbolique qu’effective » (Ch-E. Dufourcq, 1966). Pourtant, les registres des archives vaticanes, retracent une histoire épiscopale marocaine longue de plus de 380 ans et la diplomatique pontificale montre l'importance de cet évêché dans les affaires maghribines de l’Église romaine.

 

 

15H45 – Pause

 

 

16H15 – Caroline Fournier, doctorante en Histoire et archéologie du monde musulman, Université de Nantes

 

Les bains omeyyades d’al-Andalus : un transfert d’ordre culturel ?

 

A partir de 711, les populations arabes et berbères venues d’Orient et d’Afrique du Nord vont contrôler progressivement la Péninsule ibérique et façonner un territoire à leur image. En prenant exemple sur un élément caractéristique de la vie urbaine et palatine musulmane, le hammâm, on tentera de s’interroger sur ses formes et son usage aux premiers temps de l’islâm en al-Andalus. Est-il directement hérité des établissements balnéaires de l’Hispania romaine ou est-ce une pure importation d’origine orientale ? Peut-on mesurer l’apport nord africain ? Autant d’interrogations que nous essaierons de poser à partir de sources textuelles et archéologiques datées de l’époque omeyyade.

 

 

17H – Conclusion et bilan par Stéphane Boisselier

 

 

17H30 – Conclusion générale de la journée d’étude (Michel Molin, Frédéric Hurlet et John Tolan)


Informations pratiques

 

 

Inscription auprès de Nathalie Ollivier

Secrétariat du CPER-10 : nathalie.ollivier@univ-lemans.fr / 02 43 83 31 72

 

 

Organisation et renseignements

Caroline Fournier : caroline.fournier@univ-nantes.fr / 02 53 45 67 86

Antony Vinciguerra : antony.vinci@wanadoo.fr / 02 54 78 24 94

 

 

Maison des Sciences de l’Homme

21, boulevard Gaston-Doumergue

44000 Nantes

 

Tramway Ligne 1 – Arrêt Vincent Gâche

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