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Bureau de Janua

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 23:10

Le gouvernent vient simplifier les règles régissant les plateformes de crowdfunding (« financement participatif » en bon français) afin, semble-t-il, que les entreprises françaises puissent en bénéficier plus facilement. Or le journal La tribune titre déjà sur l’utilisation qui va en être faite pour pallier la baisse des financements publics de la recherche. Qu’en est-il ?


Il ne s’agit pas d’une volonté officielle de notre ministère de tutelle. L’initiative relayée par le journal économique est celle d’une organisation visant à favoriser le financement de la recherche française par le mécénat. Cette organisation, vieille de 4 ans, se nomme Institut français des fondations de la recherche et de l'enseignement supérieur (IFFRES). Contrairement à ce que son nom semble indiquer, son fonctionnement (assez obscure sur leur site internet) évoque une structure intermédiaire entre une association à but non lucratif et une entreprise (mais pas un institut !). Passons sur leur fait que leur site soit rédigé en dépit du bon sens, avec des fautes et photos hyper pixellisées (quel professionnalisme !). Passons sur le fait que cette organisation soit sexiste (une seule femme dans l’organigramme, et la seule personne dont on précise l’âge, la date de naissance, le statut marital et le nombre d’enfant). Notons en revanche le nom de leur plateforme de financement collaboratif de la recherche : DaVinciCrowd. Certes, le nom est plutôt percutant, mais il en dit long sur la conception de la science à l’IFRES et/ou sur l’idée qu’on s’y fait des généreux donateurs visés.


Le site dont il est question est encore très peu alimenté (seulement trois projets liés à la santé). Il n’en reste pas moins que le financement participatif à le vent en poupe et qu’il est probable que ce type d’initiative se multiplie dans les mois ou les années à venir. L'IFFRES espère d'ailleurs promouvoir 150 projets d'ici 6 mois. La recherche médicale (qui tire depuis de nombreuses années une partie de ses ressources de donations de particuliers) n’est pas le seul secteur concerné. En sciences humaines et sociales, des changements radicaux seraient à faire en matière de communication, mais certains sujets pourraient s’y prêter sans difficulté. Le patrimoine en est un, ce qui reviendrait à l’ancienne pratique de la souscription mais appliquée à l’étude plutôt qu’à la restauration. D’autres thématiques a priori plus difficiles à vendre ont déjà fait recette : il y a quelques mois, une doctorante de l’université de Strasbourg avait créé un buzz en réussissant à financer la fin de sa thèse en linguistique par un appel au don (5 230 $ demandés, plus de 6 849 obtenus). Elle avait même eu le droit à un reportage au JT.

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