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Mercredi 1 octobre 2008
Chers (Chères) ami(e)s médiévistes,

La prochaine assemblée générale de l'Association Janua se tiendra le jeudi 9 octobre à 14h au CESCM (en salle des séminaires).

Nous vous y attendons nombreux pour élire le nouveau conseil d'administration, voire pour vous présenter : tous les étudiants du CESCM inscrits ou allant s'inscrire pour l'année 2008-2009, du M1 à la thèse, étant éligibles.
Comme il est de rigueur, l'élection sera précédée du bilan d'activités et du bilan financier du bureau sortant.

Salutations.
par JANUA publié dans : ACTIVITES JANUA
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Dimanche 11 mai 2008

Journées d’études à l’Université de León

nées de la collaboration entre

Janua, association des étudiants du Centre d’Études Supérieures en Civilisation Médiévale de l’Université de Poitiers (CESCM — UMR 6223),

et les étudiants de l’Instituto de Estudios Medievales de la Universidad de León (IEM)

 

Réflexions autour du corpus dans les études médiévales : Série, composition, justification

 

16 et 17 avril 2008

 

 

Direction scientifique :

Etelvina Fernández González, professeur d’histoire de l’art médiéval à l’Université de León.

Cécile Treffort, professeur d’histoire médiévale à l’Université de Poitiers, directrice adjointe du CESCM.

Modération des débats :

Renée Del Porto, doctorante, présidente de l’association Janua.

José Alberto Moráis Morán, boursier de la formation de professeur d’université du ministère espagnol de l’Éducation et de la Science (FPU).

 

Le « corpus » n’est rien sans son « âme ». C’est ainsi que C. Treffort annonçait dès l’ouverture du colloque quel serait le carrefour de cette rencontre internationale de jeunes doctorants : l’âme de nos corpus de recherche, c’est-à-dire le discours qui l’informe tout en y puisant ses propres ressources.

La mise en relation de nos différentes thématiques augurait des échanges positifs et constructifs pour tous. Dans cette perspective, le colloque s’est déroulé dans une ambiance d’échange et d’expectation de la part de tous ses participants.

Nous avons ainsi été à même d’observer différentes approches de la notion de corpus, différences qui résultent autant de l’éloignement des méthodes que de celui des sujets ou des objets d’étude, confirmant ainsi les mots de C. Treffort : « le corpus de tout chercheur est l’émanation de sa pensée ». Tandis que les uns tentaient d’expliquer les raisons et les structures internes de leur corpus et analysaient ainsi sa construction afin d’en enrichir le questionnement, les autres justifiaient le leur à partir de l’exposition de ses objets. Nonobstant ces écarts méthodologiques nous avons pu cerner les infinies possibilités conceptuelles susceptibles de fonder un corpus d’objets et/ou d’informations.

Nous avons vu avec la communication de S. Biay comment questionner l’unité signifiante d’un corpus en arrière-fond des objets matériels qui le composent. Aux antipodes de cette approche, C. Rebollo Gutiérrez nous a montré qu’il est également possible de concevoir un corpus comme un ensemble homogène d’objets trouvant sa raison d’être dans la matière. Le croisement de différents corpus de sources historiques illustre les potentialités d’un méta-corpus, comme l’a illustré G. Damon à travers les notions de parenté et d’univers lignager. Devant cette idée de pluralité, F. Mondon a maintenu la possibilité d’un corpus bibliographique comme ressource unique. Dans la même ligne, M. Pellón Gómez-Calcerradanous a présenté la source documentaire comme colonne vertébrale d’un corpus de monuments. La première journée s’est refermée sur la musique : M. Dobby nous a fait comprendre que la problématique du corpus pose des questions d’une infinie complexité à la définition de certains types d’objets : la compréhension d’un corpus constitué a priori doit donner lieu à une réflexion sur le sens de cette constitution.

Nous ne pouvions faire l’économie, comme l’a montré N. Rodríguez Suárez, d’une évocation du corpus dans sa dimension institutionnelle et son développement historique. Nous sommes revenus rapidement dans l’univers des idées, et A. Tastavin nous a dressé un aperçu polyphonique du corpus généalogique. J.A. Moráis Morán a été le seul à envisager la possibilité de travailler à partir d’un corpus disparu, avec les problèmes épistémologiques et méthodologiques que cela implique. L’intentionnalité de la citation (antique) est venue se placer au centre du débat. À partir de problèmes apparemment spécifiques de l’histoire de l’art, il s’est très rapidement ouvert sur l’histoire des textes : dans le monde des lettres encore plus que dans celui des images, la citation n’a de valeur que dans la composition dans laquelle elle s’inscrit, de même que l’objet historique n’a de valeur que dans le corpus auquel le chercheur l’articule, et qui doit révéler sa propre discursivité. Dans cette perspective, R. Del Porto a fermé le colloque de la main de M. Foucault, en montrant comment les outils conceptuels fondateurs de l’épistémologie des sciences humaines peuvent s’appliquer à l’étude d’un corpus monumental.

Le corpus nous est apparu comme une chose à la fois matérielle et mentale, tangible et périssable… Tout corpus est quelque part une trahison des sources et l’invention d’une nouvelle. Comme le disait C. Treffort en ouverture, ne pas réfléchir à cette problématique nous conduit tôt ou tard à un faire un constat d’échec. En revanche, sa mise en jeu est un facteur essentiel d’auto-critique pour le chercheur, et fertilise à bien des égards le champ d’interrogations que sa plume sillonne inlassablement.

 

par JANUA publié dans : ACTIVITES JANUA
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Mercredi 30 avril 2008
Dans quelques années doit voir le jour sur le site de l’ancien amphi Descartes une nouvelle bibliothèque universitaire : la véritable BISHA. Elle comprendra un pôle pédagogique pour les étudiants du premier cycle et un pôle recherche en grande partie consacré au Moyen Âge. La première intention du SCD était de supprimer purement et simplement la bibliothèque du CESCM en raison de la proximité de cette future bibliothèque d’UFR. Un tel projet ne tenait évidemment pas compte de l’usage des ressources documentaires et bibliographiques dans les différents services du laboratoire. La bibliothèque est un atout majeur de notre laboratoire et accepter son démantèlement même partiel ne va pas de soi. Il faut néanmoins considérer deux conséquences positives de cette perspective : la libération d’un espace important pour les autres services du laboratoire et l’amélioration des conditions de sécurité dans lesquelles seront conservées les collections. De nombreuses références, notamment des tirés-à-part, dorment à l’heure actuelle dans des cartons et sont inexploitées ; le déménagement de la bibliothèque permettra sans doute de les intégrer à l’ensemble des ressources.

De nombreux paramètres restent flous. La proportion des ressources graphiques destinées à rester au CESCM n’est pas encore fixée. On ne connaît pas davantage le nombre de mètres linéaires qui resteront disponibles au CESCM. En outre, le délai de trois ans et demi originalement prévu pour la construction de la nouvelle BISHA vient d’être entamé par six mois d’inactivité. La réflexion actuellement menée par C. Treffort en vue de la constitution d’un dossier à remettre au SCD devrait permettre au laboratoire de faire valoir les besoins de ses usagers quand viendra l’heure de trier l’ensemble des ouvrages. Mme Treffort cherche ainsi à définir les besoins des étudiants et des chercheurs du laboratoire, c’est-à-dire à comprendre les spécificités de chaque discipline et les pratiques bibliographiques qui leur sont associées. Avant de trier les fonds livre par livre — tout le système de cotation des ouvrages sera revu à terme — il s’agit de définir quels types de ressources sont indispensables au sein du laboratoire et quel type de sources peuvent subir un léger éloignement.

La possibilité de reconvertir la bibliothèque devra être étudiée. La numérisation des fonds actuels d’une part, l’acquisition par le CADIST et le pôle associé BnF de ressources en ligne et de CD-ROM d’autre part pourraient donner lieu à la constitution d’un centre de documentation consacré à la recherche bibliographique, au dépouillement des sources historiques ou au rassemblement de corpus iconographiques. Cela supposerait de doter le CESCM des moyens informatiques qui lui font cruellement défaut…

Bien des problèmes se posent mais de nombreuses perspectives restent ouvertes. Ne passons pas à côté de la possibilité qui nous est offerte de participer à cette réflexion et de préparer au mieux les conditions dans lesquelles nous et nos successeurs tireront profit des richesses documentaires du CESCM.
par JANUA publié dans : ACTIVITES JANUA
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Mardi 22 avril 2008

Chers étudiants du CESCM et adhérents Janua,

Comme vous le savez sans doute, au terme de travaux qui devraient durer trois ans, un nouveau Centre de documentation SHA devrait voir le jour en contrebas du CESCM. Ce centre est destiné à recevoir 80% des ressources bibliographiques actuellement conservées dans la bibliothèque du laboratoire. La responsabilité du tri des 20% des collections restant au CESCM a été confiée à C. Treffort. Avant de se lancer dans un tri circonstancié, ouvrage par ouvrage, Mme Treffort a estimé nécessaire, en accord avec C. Galderisi, d’établir un protocole précis, fondé sur des arguments objectifs nés d’une réflexion profonde autour de la notion de sources, d’usuels, d’outils de travail et d’ouvrages de référence pour chacune des disciplines de la médiévistique.

Cela fait déjà plusieurs mois que Mme Treffort a proposé aux étudiants du CESCM, par l’intermédiaire de Janua, de les associer à cette réflexion cruciale. L’enjeu est de taille. Nous qui rédigeons notre master ou notre thèse, et faisons donc quotidiennement usage des ressources documentaires du CESCM, sommes de fait concernés par ce problème. La deuxième séance du séminaire organisé par Janua sera l’occasion de le mettre sur la table. Ainsi, chaque étudiant pourra prendre connaissance du travail en cours et y contribuer à son propre titre.

La séance aura lieu au CESCM, mardi 29 avril à partir de 10h, en salle des séminaires.

Venez nombreux !

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